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Intérieur

Si l'extérieur est déjà surprenant et attire le regard des badins, pénétrer à l'intérieur vous donne encore une autre dimension. Il faut être un peu souple et pas trop grand, vous devez vous glisser sous l'arrête du toit qui n'est qu'à un mètre du sol. L'exercice est grandement facilité par l'ample ouverture des portes qui dégagent un grand espace pour les jambes. Vous êtes accueilli par un siège style baquet en simili de qualité, très confortable, enveloppant juste ce qu'il faut, à la manière de la Lotus Elan. Là, on se rend compte qu'on est assis au raz du sol et que le capot s'étale loin devant soi.

Il n'y a que deux places strictes et la place, il n'y en a pas beaucoup, mais on est à l'aise, tout est là, bien disposé et facilement accessible. L'ergonomie fonctionnelle et luxueuse est due à Toshiro Okada, ingénieur responsable du design intérieur.

 

Juste en dessous de la radio, la montre, et à sa droite un chronomètre avec temps intermédiaire. En bas de la planche, les commandes du chauffage, très efficace. Je n'ai jamais eu de problème de buée sur le pare-brise comme avec certaines voitures de 30 ans plus jeunes.

Ce levier à côté du chauffage, c'est le frein à main, curieux, original, en tout cas très pratique, maniable et qui ne dérange pas les occupants.

Le levier de vitesse est court et bien placé. Tant mieux parce que la boîte est capricieuse et parfois difficile à manipuler.

Reste la boîte à gans, un peu petite, juste pour les gants alors ! mais qui peut se verrouiller avec la clef de contact. Elle dispose d'une petite lampe identiqueà celles placées sous le tableau de bord et qui servent à lire une carte. Ce modèle de lampe se retrouve sur la Sports 800.


Si vous mesurez 1,80 m, comme moi, le siège est en position arrière maximale et les doigts passent juste entre le volant et les genoux. Le volant est grand, bien en face et assez vertical, normal avec une colonne de direction si horizontale. Le cercle est en bois de rose et la colonne est réglable en profondeur.

Son style est celui des volants Nardi des années 60, avec les branches pleines et que l'on trouve sur la plupart des GT de ces années.

Volant Nardi

Le centre, en bois également, porte l'insigne de Toyota. C'est l'unique symbole de la marque visible à l'intérieur de la voiture.

C'est peut-être un peu rétro mais je trouve le tableau de bord de la 2000GT beaucoup moins austère que celui de la Porsche et plus joli que celui de la Jaguar. Et puis le côté classique a été voulu par ses concepteurs.

Jaguar Type E / Porsche 911S

La planche de bord est du plus bel effet avec son bois laqué. Différentes qualités ont été utilisées au fur et à mesure de la production de la 2000GT.

L'instrumentation est complète. Les deux plus gros cadrans sont le compteur de vitesse à gauche (avec compteur kilométrique journalier) et le tachymètre à droite, visibles à travers le volant.

compteur kilométrique et tachymètre

Sur la partie centrale de la planche, et orientés du côté du conducteur, il y a, de gauche à droite:

- l'indicateur de charge de la batterie
- la température de l'eau de refroidissement
- la température d'huile
- la pression d'huile
- la jauge du réservoir d'essence

siège

En dessous de ces cadrans, la radio, pas très performante, mais elle a le mérite d'être là d'origine et pas en option. De plus elle est munie d'une recherche automatique de poste.


Un petit casier disposé entre les dossiers des sièges permet de loger également des affaires personnelles.

La planche de bord est encore munie de trois voyants lumineux et de 4 interrupteurs basculants. L'un sert à sortir l'antenne radio électrique, un autre permet de lever et descendre les phares rétractables (attention, il faut être patient), un troisième modifie les feux, et le dernier, tout à gauche sert à enclencher les clignotants. Et oui, un simple basculant pour les sinophiles, qu'il faut remettre manuellement en position neutre après chaque changement de direction.

La boîte à fusibles est placée dans le flanc de la console centrale, du côté passager, soit à droite pour le volant à gauche et vice versa.

Les aérateurs qui terminent les extrémités du tableau de bord sont semblables à d'autres modèles Toyota.

Les dossiers des sièges peuvent se rabattre en avant pour aller chercher sa mallette qui occupe tout le coffre. Les dossiers ont une poche dorsale permettant de ranger des papiers qui ne rentrent pas dans la boîte à gans.

Les poignées d'ouverture des portes et des lève-vitres se retrouvent sur d'autres modèles Toyota comme la 1600S. Un détail amusant, c'est la présence d'un allume-cigarette accompagné de son cendrier individuel, dans chacune des portes.

Il y a encore une rangée de boutons-tirettes sous le volant. De gauche à droite, on trouve:

- la commande des essuie-glaces à deux vitesses
- le cruise control, qui n'est pas opérationnel sur les versions européennes
- le tschokke (starter) manuel. le petit bouton noir sert à remettre le compteur journalier à zéro.
- la commande des phares
- la clef de contact.

Pour les phares, il y a aussi un bouton au sol à gauche de l'embrayage permettant de passer des feux de route aux feux de croisement par une pression du pied.

Les ceintures de sécurité sont à trois points, sans enrouleur. Selon les voitures rencontrées, elles diffèrent. Ici à gauche un modèle classique que l'on trouve également sur d'autres voitures de la marque. A droite, des boucles magnétiques de marque Kangol, elles étaient le must des années 60 dans les voitures de sport et de luxe.

 

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